Exposition Ce que je projette sur les livres à l’Alpha

ce que je projette sur les livres

Exposition du mardi 28 avril au samedi 9 mai – Ce que je projette sur les livres
📍Salle d’exposition de l’Alpha, Angoulême

Vous y découvrirez notamment le film d’animation des élèves de CM1/CM2 de l’école Jean Monnet de Soyaux réalisés avec l’aide du Collectif La Baraka, Pablo Rigole et Loïs Arabia et les étudiants de l’EMCA : Martin Girod, Alicia Sénécal, Chloé Feliciano, Nina Zafon et Léa Reyes-Lovio

Résumé de l’Histoire

Dans la pièce Même les chevaliers tombent dans l’oubli, deux personnages, George et Mamadou, ne se sentent pas à leur place.
Mamadou est souvent moqué à cause de sa peau. Les autres pensent qu’il vient d’ailleurs et lui demandent de parler de sa culture, alors qu’il est né en France, dans le 93. À force d’être jugé et embêté, il finit par vouloir changer et rêve de devenir comme les autres, jusqu’à vouloir blanchir sa peau.
De son côté, George se sent différente, comme si elle n’était pas d’ici.
Elle a un secret : chaque matin, elle met une peau noire avant d’aller à l’école, et le soir, elle remet sa peau blanche. Elle change de peau pour essayer de devenir quelqu’un d’autre.
Mais à force de vouloir se transformer, George se perd peu à peu… jusqu’à disparaître. Cette disparition montre que lorsqu’on rejette ce que l’on est, on peut perdre une partie de soi ou ne plus savoir qui on est, où on va. Il est important d’apprendre à se connaître pour s’accepter, s’aimer, s’affirmer.
À la fin, les autres personnages viennent lui donner un peu d’eux-mêmes. Cela montre que l’identité ne se construit pas seul, mais aussi grâce aux autres. Mamadou retrouve la peau de George, mais elle n’en a plus besoin : elle a compris qu’elle pouvait être elle-même.

Note d’intention

L’exposition Ce que je projette sur les livres est le fruit d’un processus de création partagé entre les élèves de CM1/CM2 de l’école Jean Monnet de Soyaux et les étudiants de l’EMCA. Elle interroge un passage fondamental : comment une œuvre littéraire devient-elle un film d’animation ?

À la croisée des regards d’enfants et de jeunes artistes, le projet met en lumière la richesse de l’imaginaire et la liberté d’interprétation. Il donne à voir les différentes étapes de transformation d’un texte en image animée, de la lecture à la projection, en passant par l’expérimentation plastique.
Dessins, collages, peintures, écrits, sculptures, installations et dispositifs de projection jalonnent ce parcours. Chacune de ces formes témoigne d’une appropriation singulière des œuvres et d’une réinvention sensible des récits. L’exposition valorise ainsi les processus d’interprétation, de transmission et de collaboration.
Le projet a également engagé le corps comme outil d’expression et de création. À travers des temps de recherche chorégraphique, les élèves ont exploré physiquement les thèmes de la différence, de l’isolement, du regard de l’autre et de la transformation. Le geste, la posture et la relation aux autres ont permis de rendre sensibles des émotions et des tensions parfois difficiles à dire avec des mots. Le corps devient ainsi un espace de création à part entière, prolongeant le travail d’interprétation et donnant à voir autrement ce qui, dans l’identité, relève de l’invisible.

Le projet prend racine dans la découverte d’albums jeunesse à la médiathèque L’Alpha, suivie d’une rencontre avec les étudiants de l’EMCA, qui avaient adapté ces mêmes œuvres en films d’animation. Cette mise en dialogue des pratiques constitue le cœur du processus.
En classe, les élèves ont travaillé sur une œuvre théâtrale contemporaine exigeante, Même les chevaliers tombent dans l’oubli de Gustave Akakpo dont l’héroïne est GEORGE. À partir de ce texte, un film d’animation en banc-titre a été réalisé collectivement avec les étudiants de l’EMCA et le collectif d’artistes La BARAKA.

Le projet repose sur un pari fort : faire confiance à l’intelligence sensible des élèves. Il articule de manière originale lecture, écriture, cinéma, théâtre, danse et arts plastiques, tout en engageant une réflexion citoyenne. Les élèves ne sont pas seulement spectateurs, mais pleinement auteurs et artistes.
En abordant des thématiques telles que la différence, le regard de l’autre, la moquerie, l’assignation identitaire ou l’isolement, le projet choisit de ne pas contourner les questions sensibles. Il affirme au contraire que les élèves sont capables de les comprendre, de les interroger et de les transformer, dès lors qu’ils disposent d’outils artistiques et d’un cadre d’expression.

Ce travail trouve une résonance particulière dans le contexte de l’établissement, marqué par une forte diversité sociale, culturelle et linguistique. Les rencontres avec des lieux de culture et de formation, ainsi qu’avec des artistes et des étudiants, participent pleinement à la construction du parcours des élèves et à leur projection dans l’avenir.

Enfin, l’exposition témoigne de l’ancrage territorial du projet, rendu possible par un partenariat étroit avec différents acteurs culturels. Elle constitue un temps de restitution ouvert, à la fois pour la communauté éducative et pour le public, prolongeant ainsi la portée de cette expérience collective.

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1 rue de la Charente
16000 Angoulême

Tel : +33 (0)5 45 93 60 70

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